mardi 8 janvier 2013

Superman man of Action 6



Chapitre 6: Capable de sauter par dessus les plus hauts buildings





« Pardon? »
La journée de Lex Luthor s'était avérée pleine de déceptions. La première était intervenue quand la vente d'un prototype expérimental de sa dernière création, le LexSuit Mark III, au gouvernement de la Kaznie (un petit pays d'Europe Centrale dont les pratiques douteuses, ainsi que la chute du Bloc Communiste, avaient suffit à créer un embargo avec la plupart des pays membres de l'ONU, dont les États Unis) avait été interrompue par la présence inopportune d'un monstre de foire socialiste en collants qui avait entrepris de réduire à l'état de ferraille des mois de travail à mains nues. La seconde se déroulait à l'instant même, tandis que le dit gouvernement lui expliquait par téléphone qu'il ne voyait pas pourquoi il payerait pour une marchandise n'ayant même pu être livré dans des conditions acceptables.
« Écoutez, nous ne sommes pas en train de discuter d'un Ipod livré par Chronopost. J'ai effectué ma part du contrat: je vous ait laissé « voler » ma marchandise, et je vous ait même aidé à franchir la sécurité. Le reste regardait votre pilote. Ce n'est quand même pas ma faute si Superman se trouvait là! »
La voix au bout du fil lui fit remarquer qu'elle n'avait de toute façon pas payé pour une arme pouvant être réduite à l'impuissance par un seul homme, fût-il super, avant de lui souhaiter une bonne journée et de raccrocher de façon abrupte. Insultant la mère de son interlocuteur, Lex raccrocha son téléphone avec rage, avant de l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce (qu'est-ce qu'il en avait à faire, il pouvait s'en payer cinquante autres chaque minute). Il avait tout planifié, pourtant. D'abord, des terroristes lui « volaient », le prototype de sa dernière arme, alors que le gouvernement américain avait déjà payé Luthor pour son acquisition. Affolés à l'idée qu'une force hostile puisse utiliser leur nouveau joujou à leur encontre, et accusés par tous d'êtres incapables de protéger un projet top secret, ils auraient supplié Luthor de mettre au point un modèle encore plus redoutable (dont il avait déjà conçu les plans). Bref, Lex aurait gagné au tirage et au grattage. Bien sur, il avait envisagé la possibilité que Superman intervienne, mais ce dernier ne semblait jamais quitter la ville, et n'avait aucun moyen de savoir qu'une telle opération était en cours. Au lieu de cela, il avait décidé de s'en mêler, et avait non seulement empêché un contrat des plus profitables de porter ses fruits, mais il avait également tourné la création de Luthor en ridicule.
Enfin, songea-t-il, tout n'était pas si grave. La moitié de la somme convenue avait été versée par avance, et le terroriste n'avait pas révélé pour qui il travaillait vraiment.
Il se corrigea mentalement en entendant la vitre « incassable » se briser derrière lui comme si elle était faite de sucre. Le terroriste n'avait rien dit... à la police. Il fit pivoter son siège, et se retrouva sans surprise face à celui que le Daily Planet avait pris l'habitude de surnommer « l'Homme d'Acier ».
« Vous savez, il existe quelque chose que l'on appelle des portes. C'est très pratique pour aller quelque part sans tout casser sur son passage. »
Sans prendre le temps de répondre, Superman saisit l' « honnête » homme d'affaire par le col avant de le soulever d'une seule main.
« Pas le genre à s'embarrasser de préliminaires, à ce que je vois.
-Je sais tout, Luthor, fit Superman d'un ton menaçant.
-J'en doute. Sinon, vous sauriez que briser la vitre déclenche l'alarme. »
Ce fut à ce moment là qu'une dizaine d'agents de sécurité Lexcorp entrèrent dans la pièce, armés d'armes semblant être un croisement à priori improbable, mais en vérité fort ingénieux entre un fusil de chasse et un taser géant, le tout en hurlant le désormais classique « pas un geste! ».
« Je crois me souvenir que personne n'a jamais essayé de vous blesser en utilisant des décharges électriques, fit remarquer Lex Luthor d'un ton posé. »
Pour tout réponse, Superman se contenta d'un léger soupir, avant de mettre tranquillement le fondateur de Lexcorp sur la trajectoire des armes.
« J'espère pour vous que la Rolex sur votre poignet est une fausse, finit-il par rétorquer. Ce serait dommage qu'une montre aussi chère finisse en piteux état. »
Le visage de Luthor resta de marbre, mais un observateur averti pouvait remarquer qu'il était légèrement plus pâle qu'il y' a quelques minutes. Les agents de sécurité, quand à eux, semblaient ne pas trop savoir quoi faire. Cela aurait été embêtant de faire un carton sur l'homme le plus puissant de Metropolis, après tout.
« Il fait un peu chaud ici, fit remarquer l'Homme de Demain. Je propose que l'on aille discuter dans un endroit plus....isolé. »
Et, avant que les agents eurent le temps de faire le moindre geste, Superman avait déjà eu le temps de se retourner, de s'élancer vers la vitre brisée, et de disparaître à l'horizon d'un bond, le tout avec un Luthor étonnamment silencieux sous le bras.

Les deux hommes atterrirent sur le toit d'un immeuble en hauteur. Une fois que Luthor réussit à reprendre sa respiration, il réalisa qu'il s'agissait du Swan Building, la plus haute tour de Metropolis. Il se rappelait encore quand il avait fait construire cet immeuble, plus comme un symbole indiquant qui était le vrai maître de cette ville que dans un véritable but pratique. Chassant ces pensées de son esprit, il se demanda un instant ce que Superman pouvait bien avoir en tête.
« Bien, fit ce dernier, enfin seul. »
Et il saisit une nouvelle fois l'homme d'affaires par le col, avant de le suspendre la tête en bas au dessus du vide.
« On en était à peu près là, non? »
Il fallu à Lex Luthor une seconde pour reprendre son souffle, après quoi il toisa l'Homme d'Acier du regard.
« Et après, rétorqua-t-il? Vous allez me lâcher? Parce que c'est la seule solution que vous avez.
-Ne me tentez pas, Luthor.
-Ho, je dis ça, je dis rien. Vous allez faire quoi? Me faire arrêter? Vous n'avez pas la moindre petite preuve que j'ai quoi que ce soit à voir avec ce terroriste. Quand à me terroriser, comme vous l'avez fait avec ce pauvre minable de Glen.... »
Il s'autorisa un sourire arrogant, ou du moins aussi arrogant que l'on pouvait paraître suspendu au dessus du vide la tête en bas.
« ...Vous n'imaginez quand même pas que ça va march.... »
Superman lâcha le col de l'homme d'affaires, le faisant interrompre sa réplique par un cri de surprise et de terreur....avant de la rattraper par le pied au dernier moment.
« Je suis Lex Luthor, hurla ce dernier sur un ton de défi. C'est moi qui ait fait de cette ville ce qu'elle est aujourd'hui! La moitié de ses habitants travaillent pour moi, qu'ils en soit conscient ou non. J'ai tellement « d'amis » hauts placés que mon carnet d'adresse est épais comme un dictionnaire! Je ne me laisserais pas dicter ma conduite par une brute socialiste qui n'a pas la moindre idée de comment ce monde fonctionne! »
Superman se contenta à nouveau de le toiser du regard, impavide, tandis que le président de Lexcorp continuait à gesticuler avec rage dans le vide.
« C'est ça! Qu'est-ce que vous vous imaginez? Que vous êtes un espèce de Robin des Bois dopé aux stéroïdes? Vous ne savez pas à qui vous avez affaire! »
D'un geste lent, l'Homme d'Acier ramena la village de l'homme d'affaires au niveau du sien.
« Tu te trompes, Luthor. Je sais exactement à qui j'ai affaire. Les types dans ton genre , plus ils montent haut et vite, et plus la chute est douloureuse. Et tu va tomber, Luthor, ça je te le garantit. Et ce jour là, tu sauras quel nom maudire au fond de ta cellule. En attendant... »
Il s'approcha de l'un des poteaux qui servaient de fier support à la bannière étoilée. Le tordant comme un vulgaire morceau de fer blanc, il l'enroula autour de Luthor, prenant soin à ce que ce dernier ne risque pas de faire une chute mortelle. Puis, une fois le bonhomme empaqueté, il se détourna.
« Qu'est-ce que vous faites, fit ce dernier. Vous n'allez quand même pas me laisser là?
Faites appel à vos amis hauts placés. »
Et Superman disparut au loin, laissant Luthor à ses vocifération de rage. L'un dans l'autre, une journée pourrie donc. Mais, alors qu'il observait les petits point lumineux qui se déplaçaient sur les routes, Lex Luthor se fit un serment solennel. Un jour , ce serait lui qui regarderait ce Superman de haut, tandis que ce dernier était réduit à l'impuissance. Et ce jour là.... il allait sacrément en profiter, c'est le moins que l'on puisse dire.

vendredi 4 janvier 2013

Mémoires d'un gamer: Eternal Darkness


Ha ça, c'est pas tous les jeux qui te citent Edgar Allan Poe en intro. 
Aujourd'hui, je vais évoquer avec vous un jeu relativement méconnu, et c'est un tort. Sorti sur Gamecube en 2002 (soit peut après la sortie de la console), Eternal Darkness est un survival horror édité par Nintendo (vous savez, Mario, Pokemon, Wii Sports....) et développé par une boîte nommée Silicon Knights (vous savez,.....heu.....Mais si, là heu.......Non rien). Pour ceux qui l'ignorent, le survival horror est un genre de jeu inspiré des films qui font peur, dans lequel on incarne un personnage devant survivre dans un environnement hostile, composé principalement de zombies, dinosaures, et autres joyeusetés intuables. Lancé par la célèbre licence française Alone in The Dark( cocorico), le genre connaîtra son essor avec la sage des Resident Evil. Mais, bien que restant similaires sur un certain nombre de points avec le maître à penser, Eternal Darkness se détache de son modèle sur un grand nombre d'éléments, en s'inspirant fortement de Lovecraft.

Le jeu nous propose d'incarner Alexandra Roivas, une jeune étudiante dont le grand père (et seule famille restante) vient de se faire assassiner dans de mystérieuses circonstances. En effet, aucune traces d'effractions, alors que le crime a été particulièrement violent (la tête ayant disparu dans la bagarre). Perplexe, et n'ayant aucune forme d'indices, la police décide de classer l'incident, laissant une Alexandra choquée et atterrée déterminée à découvrir le moindre indice lui révélant la vérité. Cherchant dans le manoir, elle découvre un mystérieux manuscrit, fait d'os et de peau humaine séchée, intitulé « Le Livre des Ténèbres Éternelles », auquel son grand père semblait particulièrement s'intéresser. Curieuse, Alex commence la lecture du livre, inconsciente du danger qui la guette.
 

Un livre en os et en chair sêchée......le truc normal, quoi. 
 

Dans la pratique, le joueur devra guider Alex à travers le manoir, afin de retrouver les divers morceaux du manuscrit qui y ont été éparpillés. Une fois un fragment trouvé, elle peut entamer leur lecture. Chaque chapitre du livre constituent autant de « niveaux » pour le joueur, et racontent le sort de divers individus et leur rencontre fortuite avec des êtres mystérieux connus sous le nom d'Anciens. Ainsi, l'on incarnera un centurion romain en mission, un page à la cour de Charlemagne, un architecte venisien réduit en esclavage et chargé d'examiner de mystérieuses ruines.....au total , une dizaine de personnages sont à découvrir. Certain sont des guerriers, nobles et courageux. D'autres sont des médecins ventripotents, ou des savants à la santé fragile. Le ton du jeu reste toutefois très pessimiste, dans la pure tradition de Lovecraft, et au final, rares sont ceux qui ressortent indemnes de l'expérience. Évitez donc de trop vous attachez à ces charmants personnages. Ou plutôt, si, faîtes le : c'est plus fun comme ça.

Le Livre des Ténèbres Eternelles n'est cependant pas juste un prétexte pour explorer de nombreux niveaux à des périodes différentes. En effet une fois qu'un personnage mettra la main sur l'ouvrage, il lui sera possible d'apprendre des sortilèges grâce au système de runes. Pour résumer (sinon on en a pour des heures), le joueur devra découvrir des runes lui permettant, une fois combinées, de lancer divers sortilèges en puisant dans l'énergie des Anciens. Il pourra ainsi enchanter des objets, créer des champs de force...Mais, pour que le sortilège marche, il devra invoquer un Ancien spécifique , ces derniers étant au nombre de trois : Chatturg'hah l'Ancien de la Chair (force rouge), Ulyaoth l'Ancien de l'Âme (force bleue), et Xellot'hah l'Ancienne de l'Esprit (force verte)..... A moins que que soit Xelhotah ? 
 

Le sortilège d'aujourd'hui sera mis sous le signe du vert, couleur de la nature et de la déesse de l'esprit.
 

Cet alignement a deux utilités : d'abord, il existe une hierarchie entre les Anciens, semblables au jeu du janken : force rouge bat force verte, qui bat force bleue, qui bat force rouge. Pour tuer une créature de force bleue, il vaut mieux enchanter son arme avec un sort de force verte. L'alignement peut également modifier l'effet du sortilège. Ainsi, un sort de soin avec force rouge vous rendre des points de vie, tandis que force bleue vous rendra votre mana, laissant à force verte le soin de votre....santé mentale.

Car c'est là le gros morceau du jeu, LE machin qu'on voyait dans toutes les pubs. Eternal Darkness est le seul jeu où la peur des héros est un élément de gameplay. En pratique, chaque fois qu'un monstre vous regarde dans les yeux, la jauge de santé mentale de votre héros baissera automatiquement. Si cela se produit alors qu'elle est déjà vide, votre personnage perdra de la vie , rendant ainsi théoriquement possible de littéralement mourir de peur. Mais surtout, avoir une santé mentale basse donnera à votre personnage des hallucinations. Et je peux vous dire, mes cocos, que les développeurs sont sont lâchés. Dès que la jauge baisse suffisamment, les choses partent en cacahuètes : la caméra devient bancale, vous entendez des hurlements, des bébés qui pleurent, et des rires inquiétants. Puis, le sang se met à couler des murs, sans aucune raison. Votre personnage commence à marmonner des trucs incohérents sur un ton psychotique , quand il ne pleure pas de terreur. Et soudainement, alors que vous venez d'entrer dans une pièce, vous vous enfoncez dans le sol. Trèès lentement, alors que vous avez toujours le contrôle de votre personnage. Vous paniquez, tentez de le sortir de ce traquenard, mais rien n'y fait. Votre héros vient de disparaître sous le plancher, voué à une mort certaine. Puis, un grand flash. Vous n'étiez jamais entré dans la pièce.

En fait, il est assez difficile de décrire toutes les hallucinations que l'on trouve dans ce jeu. Cela peut aller de votre personnage qui explose alors que vous lanciez un sortilège, à des zombies qui ne sont pas vraiment là, tout en passant par le jeu qui fait semblant d'effacer vos sauvegardes. En général, votre personnage finit par retrouver ses esprits, chassant les visions d'un « This. Isn't. Really. Happening » qui, selon les personnages, se situe entre la voix calme et posée du personnage qui essaie de se persuader au hurlement hystérique. Pour tout vous dire, j'ai fini ce jeu six fois, et j'en découvre encore des nouvelles à chaque partie.
 

Anthony, page de Charlemagne, a eu des meilleurs journées, entre les monstres et son corps qui pourrit sur place. 

Il y' aurait encore beaucoup de choses à évoquer, comme la possibilité de locker les parties du corps des ennemis, ou encore le fait qu'il existe trois parcours semblables mais différents au cours du jeu, mais il faut bien s'arrêter quelque part.

Le jeu n'est certes pas dépourvu de défauts. Il est assez court (disons une dizaine d'heures la première fois, 5 si vous êtes un barbare qui connaissez par cœur toutes les énigmes et ne cherchant pas à profiter de l'ambiance), et les graphismes sentent un peu le début de la Gamecube. Cependant, il n'en reste pas moins une expérience assez unique, misant plus sur une atmosphère oppressante que sur les « jump scare » des grands classiques du genre, et que je ne peux que recommander à tous ceux qui auront l'occasion de s'y essayer. Dans le noir. Seul. Le son à fond.

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Enjoy^^.



«  MAY THE RATS EAT YOUR EYES ! I AM NOW LOST TO YOUR CAUSE ! THE DARKNESS COME ! IT WILL DAMN US ALL !!!! »

Maximilian Roivas, éminent médecin du XVIIIè siècle

mercredi 19 décembre 2012

Superman: Man of Action chapitre 5


Bon, pas grand chose à rajouter, hein. Superman. Robot en fuite. Baston.
 
 
 

Parfois, il faut savoir rester dans le classique (notez que ni les robots, ni Superman, ne sont forcément conformes à la fic. C'est juste une image cool).
 
 
 
 
Chapitre 5 : Plus puissant qu'une locomotive



Lois Lane observa avec terreur le sol se rapprocher de plus en plus dangereusement. Notant dans un bref moment de lucidité à quel point le fait qu'elle ait réussit à retenir sa vessie jusque là tenait du miracle, elle jeta un œil sur le justicier en collant. Loin de manifester une quelconque panique, son visage restait d'un calme imperturbable.

« Évidemment, songea-t-elle, il est invulnérable, lui. Il n'a rien à craindre de la chute. »

Elle, en revanche, risquait de se casser les os au moment de l'impact avec le sol, que Superman lui serve de rempart ou non.

« J'espère que vous avez le cœur bien accroché, dit-il avec un demi-sourire ».

Et c'est à la dernière seconde qu'il commença à tournant sur lui même, atterrissant avec force sur le plancher des vaches, les pieds en premier et la journaliste dans les bras. Toujours blottie contre le justicier, Lois ne put s'empêcher de remarquer les fissures causées par l'impact, et se demanda comment il pouvait encaisser un tel choc sans aucune réaction.

« Je crois que vous pouvez me lâcher, maintenant. »

Sortant brusquement de ses pensées, la jeune reporter lâcha brusquement le cou de Superman, avant de s'éloigner d'un pas et d'observer son sauveur. Son visage, bien que mignon selon tous les critères, était finalement assez banal, si ce n'était pour l'assurance qui se lisait dessus. Quand au reste, et bien.....

« Surtout, ne pas regarder en dessous du « S », se surprit-elle à penser, surtout ne pas regarder en dessous du « S ». »

Pourquoi devait-il porter des collants, aussi ? Elle pouvait voir chaque détail de sa musculature (qui, bien que fortement développée, n'était de toute évidence pas de la gonflette, et était le fruit d'une vie très active), et elle était sure que si elle se risquait à jeter un petit coup d’œil, elle pourrait....

« Non, non, non, continua-t-elle à argumenter avec elle-même. Lois Lane ne mate pas les hommes. Lois Lane ne mate pas les....

-Ça va aller, lui demanda-t-il de sa voix grave et chaleureuse (qu'elle soupçonna sur le moment d'être légèrement surjouée).

-Heu, bafouilla-t-elle pour toute réponse.....in....inta.....inte....inter..... Squick ? »

Un léger sourire apparût sur son visage, et elle ne rappela plus ce qu'elle voulait dire. Puis, il tourna la tête vers la direction où s'était échappé le terroriste.

« Si vous voulez bien m'excuser. »

Et il s'élança d'un bond , devant rapidement un point dans l'horizon.

« Interview, réussit-elle à articuler ! Faisons une interview ! »

Mais c'était trop tard. Elle extériorisa sa frustration sur une petite motte de terre qu'elle réduisit à néant d'un seul coup de pied.

« Et merde ! »

Elle nota néanmoins que, effectivement, il ne semblait pas pouvoir voler. Il sautait très haut, c'est tout.



Superman ne mit pas longtemps à rattraper le robot de Luthor. Le LexSuit Mark III, après , n'avait pas réellement été conçu pour des vols de longue distance, aussi était-il probable qu'il se dirige vers une sorte de point de rendez-vous ou un autre véhicule l'emporterait à l'étranger. Cela expliquait en tout cas pourquoi ce fut au sol que l'Homme de Demain repéra la machine de guerre, poursuivant à pied sa route à travers la campagne métropolitaine. S'élançant une dernière fois dans les airs, Superman calcula sa distance de façon à atterrir directement sur sa cible, songea un bref instant à ses premiers essais infructueux en matière de saut longue distance. Cette fois-ci, en revanche, l'essai s'avéra concluant, puisqu'il donna un violent coup de pied dans le dos de la machine avant que son pilote n'ait eu le temps de réagir. Hélas, à part de la faire tituber pendant quelques pas, les effets furent assez limités, et Clark ne constata aucun dommage apparent.

« Encore, s'exclama le terroriste. Tu cherche les coups dans la tête toi. »

Et, sans crier gare, il ouvrit le feu sur Superman, qui n'eût pas le temps de réagir. L'impact des balles anti-blindage le fit tomber à la renverse, tandis que le terroriste continuait son feu nourrit. D'un geste vif, l'Homme de Demain s’enveloppa dans sa propre cape, ce qui s'avéra suffisant pour le protéger. Se relevant, il se contenta d'avancer avec lenteur vers la machine de guerre, jusqu'à ce que les munitions de cette dernière s'épuisent.

« Et maintenant, fit Superman. »

Et, sans attendre de réponse, il s'élança vers son adversaire, avant de bondir à sa hauteur et de lui administrer un puissant coup de boule. Sans laisser au terroriste le temps de réagir, il attrapa la partie supérieur de la machine, et la lança de toutes ses forces contre le sol, avant de lui saisir le bras avec la mitrailleuse et de le lui arracher d'un effort surhumain.

« Bon, ajouta-t-il en jetant le bras arraché avec dédain, tu en as assez ?

-Bof, rétorqua le terroriste tout en utilisant ses réacteurs pour se remettre sur pied. »

Superman nota alors que des étranges ouvertures au niveau du torse étaient apparues à ce moment là.

« Tu sais ce qu'ils ont pas mis dans la brochure ? Les missiles sol-sol ! »

Dits missiles qui percutèrent le justicier de plein fouet, le projetant plusieurs mètres en arrière avant de lui exploser en pleine figure.

« Alors, t'en dit quoi, supermec ? La classe hei..... »

Il s'interrompit de lui-même devant la constatation rapidement évidente que Superman était toujours

en vie. Étourdi, saignant un peu, mais bel et bien en vie. Ce dernier reprit rapidement ses esprits, et jeta un regard narquois envers le « combattant de la liberté », comme pour lui dire « retente ça pour voir ».

« Bon, tu l'auras cherché, petit con. »

Et il relança un nouveau missile. Superman ne semblait pas vouloir bouger, attendant les bras croisés d'être frappé de plein fouet....avant de s'écarter à la dernière seconde, de saisir le missile par la queue, et de mêler la force de propulsion de l'engin à sa propre force naturelle pour le lui renvoyer en pleine figure. Incapable de réagir assez rapidement, le terroriste se prit l'impact de plein fouet, et pouvait voir chacun des circuits déclarer forfait les uns après les autres.

« Bordel de.... »

Il ne put finir sa phrase que Superman était déjà juste devant la machine, la tenant par la taille. D'un effort extraordinaire, il parvint à arracher le torse des jambes du robot, avant de violemment fracasser la partie supérieure contre le sol, jusqu'à ce qu'il ne reste du prototype du LexSuit Mark III qu'un tas de débris bons pour la décharge.

« Et ben , mon gars, t'es pas un ami du lobby des armes, ironisa le terroriste tandis que l'Homme d'Acier l'extirpa des restes de la machine. »

En guise de réponse, Superman le souleva d'une main dans les airs, comme pour le lancer contre un rocher.

« Bien, fit ce dernier, pour qui tu travaille.

-Quoi, t'étais pas là quand j'ai revendiqué mon attentat ? Les Combattants de la.....

-Pour qui tu travaille vraiment, je veux dire.

-Mec, je suis un professionnel. Tu crois quand même pas que je vais me mettre à table parce que tu me tiens par la barbi..... »

Il fut interrompu dans son élan par la vision du pied de Superman qui fracassa une plaque d'acier comme s'il s'agissait d'un morceau de carton.

« La prochaine fois, je met ta tête dessous. Qui ? »

Et le mercenaire se mit à table, si rapidement que Superman dût lui faire plusieurs fois pour que cela soit compréhensible. La réponse ne le surprit pas.

samedi 15 décembre 2012

The Hobbit : un voyage trop attendu ?


Il est préférable de le dire tout de suite : je ne suis pas particulièrement fan de l'adaptation du Seigneur des Anneaux. Ho, bien sur, je les avais tous vu au ciné à l'époque, et j'avais été pris par l'ampleur de l’œuvre, son caractère grandiose, et par la façon dont elle avait adapté l'inadaptable, le livre sur lequel nombre de cinéastes s'étaient cassés les dents. Mais, avec le temps, je me suis détaché des films. Ils restaient très bons, mais au final se contentaient presque d'illustrer le livre, transformant une œuvre majeure qui finalement était plus connue pour son univers détaillé aux limites de l'impossible que pour son intrigue en un gros film épique avec des scènes de combats de ¾ d'heures. Puis, ils ont parlé d'adapter Bilbo le Hobbit. Les premières nouvelles me plaisaient beaucoup, notamment l'idée d'avoir Guillermo Del Torro à la réalisation, ce qui permettait d'explorer l'univers sous un jour différent (et sans doute plus proche du conte qu'était le livre), tout en conservant Peter Jackson à la production, assurant une continuité entre les deux œuvres. Puis Guillermo est parti, laissant Jackson prendre les rênes. Puis ils ont parlé de faire deux films, puis d'en faire trois. A ce stade, je dois admettre que j'étais plus inquiet qu'impatient. 3 films de 3 heures ? Sur Bilbo le Hobbit, un pauvre bouquin de 250 pages grand maximum ? De quoi allait-il bien pouvoir parler ? Je craignais également de me retrouver non pas devant une adaptation du livre, mais devant une préquelle du film.

Et......ben j'avais raison de m'inquiéter.
 
"Bon, ça suffit maintenant, fouttez le camp de chez moi,bandes de SDF barbus."

Commençons par les points positifs, parce que points positifs il y' a. Déjà, les acteurs sont aussi bons que dans la première trilogie. Martin Freeman est excellent en Bilbon, Hobbit pépère qui se retrouve impliqué contre son gré dans une aventure épique (et bien plus charismatique que Frodon d'ailleurs). Ian McKellen est fidèle à lui-même, de même que tous les bonhommes des premiers films venus faire un petit coucou (j'y reviendrais). Les acteurs jouant les nains ont un peu plus de mal à exister, ne serait-ce parce qu'il y'en a beaucoup trop mais ceux qui parviennent à surnager sont très classes, notamment leur leader, Thorin Ecu-de Chêne, qui parvient à retrouver la vibre d'un Aragorn tout en incarnant un personnage totalement différent. La musique est parfaite. La réalisation est fidèle à la première trilogie, avec ses réussites et ses petits défauts (notamments quelques fautes de goût qui rappelle que Jackson à commencer en réalisateur de séries Z trashs).

"Quelqu'un peut me rappeler ce que Saroumane fout à ma table, déjà?"

Et c'est sans doute ça le problème. Parce Bilbo le Hobbit n'est pas le Seigneur des Anneaux. Certes, les deux livres ont des points communs. Les deux parlent d'un roi sans royaume, d'un groupe partant à l'aventure, et il y 'a même une grande bataille (plusieurs pour le SdA). Mais Bilbo n'a pas été écrit comme une grande aventure épique mais comme un conte à destination des enfants. Peter Jackson se retrouve à créer un film un peu schizophrène, qui hésite entre sa volonté de retranscrire le livre et celle de créer une préquelle à sa suite. Ainsi nous aurons droit à un petit caméo de Frodon ,de Saroumane, de Galadrielle......que des personnages qui, rappelons le, n'apparaissent pas dans le livre. Sauf que la cohérence est loin d'être parfaite du fait des différences spécifiques aux deux œuvres. Difficile par exemple de donner sens à cette scène où trois Trolls se disputent sur la façon de manger nos héros quand on a en mémoire les brutes de toute évidence sans langage de la première trilogie. L'autre problème auquel est confronté le film est qu'il lui faut remplir 3 fois 3 heures avec 250 pages. La solution ? C'est simple : on rajoute des trucs. On rajoute une obscure intrigue de Nécromancien tirée d'un appendice du Seigneur des Anneaux qui, si elle a le mérite d'impliquer Gandalf et de se dérouler en même temps que les aventures de Bilbo, n'a pour ainsi rien à voir avec la choucroute. Pire encore en un sens, on tire de la backstory d'un des personnages un terriiible ennemi qui pourchasse notre petite bande histoire de rajouter quelques scènes épiques (je ne saurais pas dire si le personnage lui-même est tiré d'un chapitre obscur ou bien s'il est inventé de toute pièce. Il est pas dans Bilbo, ça c'est sur).

L'albinos flou, c'est Azog, plus connu sous le nom de "Sir-Not-Appearing-In-The-Book".
 

Un autre problème plus personnel (et moindre) est la tendance des scènes d'action à virer au « n'importe quoi », tel ce climax dans les grottes des gobelins qui ressemble plus à une attraction de Parc Ventura (ou, comme l'a fait remarquer un mec sur internet, à un jeu de plate-formes) qu'à autre chose.

Pour finir, un petit mot sur le HFR, cette innovation du film qui montre le film en 48 images par seconde au lieu des 24 habituelles (il me semble que c'est ça). C'est.....nul. L'image ressemble à un truc sorti d'un caméscope ou d'un téléfilm sur France 2. L'image, forcément plus réaliste, rend les effets spéciaux d'autant plus visible, et le moindre mouvement de caméra devient ultra perturbant (ce qui est d'autant plus embêtant que Peter Jackson adore ces plans séquences où la caméra virevolte dans tous les sens avant de passer entre deux tours). De plus, ça a tendance à donner parfois un peu mal au cœur, même si ça a plus été le cas de mon compagnon de séance que de moi-même. C'est d'autant plus con que la 3D (oui, j'ai vu le film en HFR, en 3D, et en VO, on peut pas dire que j'ai pas fait des efforts), elle, est plutôt sympa.
 

Bon, il fait pas très nain dans le film. Mais en même temps, quand tu passe ton temps à côté de Bilbon, tu parais de suite plus grand.

Au final, quel verdict pour the Hobbit ? Ben, si vous êtes super fans de la première trilogie, il y'a des chances pour que vous aimiez celui-ci. Pour ma part, je trouve que dans l'ensemble, c'est quand même dommage. Je pense que le tout aurait gagné à trouver un regard neuf sur la Terre du Milieu, et à se contenter d'un seul film (de 3 heures, là n'est pas la question) plutôt que d'étirer l'ensemble, donnant au final l'impression d'une confiture étalée sur une trop grande tartine (ou quel que soit la réplique de Bilbon dans le premier film).

Mais bon, le vrai truc triste, c'est que je sais sans doute aller voir les suites quand même. Tu parles d'un crétin.

mardi 11 décembre 2012

Man of Action, chapitre 4.

Voici donc le 4è chapitre de cette petite fiction, introduisant ni plus ni moins que l'inimitable Lex Luthor, une situation explosive, et une rencontre attendue.
Enjoy?



Haaaa, ces chauves, tous les mêmes.
 

 
 
 
 
Chapitre 4 : Plus rapide qu'une balle

 
« Veuillez entrer, mademoiselle Lane. »

Lois reprit sa carte de presse d'un geste vif, avant de passer le soldat chargé du contrôle des identités . A chaque fois c'était pareil. Mettez « Luthor » et « démonstration d'armes » dans la même phrase, et vous pouvez être sur que l'Armée va couvrir le nouveau bébé comme s'il s'agissait d'un nouveau né souffreteux. Bien sur, Lois était habituée à ce genre de contrôles. Son père était général, après tout, et c'était loin d'être la première fois qu'elle se rendait dans un entrepôt militaire. Cela ne voulait pas dire qu'elle aimait ça , cependant.

Elle chercha Jimmy du coin de l’œil, tout en se demandant comment diable il avait réussit à passer les contrôles avant elle. Elle le retrouva en train de bavarder nonchalamment (au lieu de prendre des photos, ce qui est un peu la raison pour laquelle il était là). Et pas avec n'importe qui. Avec Clark Kent. Et les deux avaient l'air de s'entendre comme larron en foire.

« Hé, Jimmy, on peut savoir ce que tu fais, l’interpella-t-elle. Kent, ajouta-t-elle d'un ton sec.

-Lane.

-Enfin, Lois, rétorqua Jimmy Olsen, je bavardais un peu avec un vieux copain, c'est tout.

-Je vois. »

Lois se retourna vers la tête montante de la concurrence. Contrairement à son habitude, il avait tenté de s'habiller de façon décente (sans doute pour ne pas être confondu avec un hippie par la sécurité), mais avait de toute évidence mal lu les étiquettes. Il avait pris au moins une taille trop large ce qui, paradoxalement, renforçait encore cette impression de négligé qu'il semblait cultiver à longueur de temps.

« Et je peux savoir d'où vous vous connaissez ?

-Clark et moi étions dans la même classe à l'école de journalisme.

-Tiens donc. »

Lois s'apprêta à ajouter une remarque désobligeante sur comment un plouc du Kansas avait réussit à obtenir son diplôme, quand elle se rendit compte que Kent n'écoutait absolument pas la conversation, trop occupé qu'il était à surveiller les entrepôts de l'Armée (comme si quelque chose était en train de passer, là, tout de suite).

« Un problème, Kent ? La conversation vous ennuie ?

-Hé bien, pour tout vous dire, oui, fit le reporter du Daily Star. Si vous voulez bien m'excuser. »

Et il s'éloigna, sous les yeux ébahis d'une Lois choquée par tant de désinvolture. Pour qui est qu'il se prenait, ce fermier ?

« Hé, Clark, cria Jimmy, la présentation va commencer, là.

-Laisse tomber, Jimmy. Che Gevara a encore trouvé un sans abri sous un pont, on le reverra pas de la semaine. »

Jimmy s'apprêta à répliquer quelque chose, quand un soldat leur fit signe que la présentation allait commencer.



Les journalistes furent conduits sur le toit d'un des bâtiments, où ils furent invités à prendre place sur l'une des nombreuses chaises mises à leur disposition. Se mettant au premier rang (tandis que Jimmy cherchait le meilleur angle pour les photos), elle jeta un rapide coup d’œil, pour voir si Kent s'était décidé à venir faire son travail. Mais aucun signe de lui. Bah, songea-t-elle, c'est son problème après tout. Elle regarda à nouveau en direction des tribunes, avertie par les applaudissements enthousiastes de l'arrivée de la nouvelle coqueluche de Metropolis, Lex Luthor. Saluant de la main les journalistes, et se permettant un petit sourire charmeur, il se dirigea vers le micro.

« Merci, mesdames et messieurs, merci. Comme vous le savez, depuis le contrat passé entre Lexcorps et notre gouvernement, ma compagnie a concentré ses efforts sur la création d'armes et de matériel militaire des plus sophistiques, afin de remporter nos conflits tout en permettant à un maximum de nos de rentrer à la maison. Sachez qu'aujourd'hui, cet effort a enfin porté ses fruits. »

Laissant passer un léger silence, il se retourna, et se contenta de claquer des doigts. Soudain, Lois entendit comme un bruit au dessus de sa tête. Ce fut à ce moment qu'elle remarqua la machine de guerre bipède flottant sans effort là haut dans le ciel.

« Bah, fit-elle, ça n'a pas l'air si impre...... »

Sa phrase mourut d'elle même quand, au moment où la machine se posa, elle réalisa l'erreur de perspective dont elle avait été victime. Ce truc était gigantesque ! Elle se demanda un instant combien ce petit joujou avait coûté au contribuable, avec l'étrange certitude que la réponse ne plairait pas à ce dernier.

« Mesdames et messieurs, je vous présente le LexSuit Mark III ! »

C'est ça , se surprit-elle à penser, met ton nom partout, il existe quelqu'un en Somalie qui ne le connaît pas encore. Elle se secoua mentalement et se concentra sur le discours du magnat de l'armement, qui ne l'avait pas attendu pour présenter les nouvelles caractéristiques de son joujou.

« …..un seul homme pour le piloter, le Lexsuit Mark III représente au combat l'équivalent d'un bataillon entier de chars. Également équipé d'une main mécanique en tout points similaires à celle de l'Homme, ainsi que d'une mitrailleuse dont les balles peuvent percer un bunker blin.... »

Luthor s'interrompit dans son élan lorsque la dite mitrailleuse se mit soudainement à bouger, mettant en ligne de mire les soldats en faction devant la porte.

« Qu... »

Ces derniers n'eurent pas le temps de réagir que déjà la mitrailleuse avait ouvert le feu, réduisant les pauvres hommes à l'état de purée diététique pour bébé devant les yeux stupéfaits de la reporter du Planet. Pris de panique, les journalistes tentèrent de se diriger vers la sortie, mais une seconde pluie de balles les stoppèrent dans leur élan.

« Votre attention, s'il vous plaît, commença le pilote du robot (qui n'était probablement pas celui prévu pour la démonstration), j'ai un message à faire passer aux médias. Hem hem... »

Profitant de ce bref répit, Lois chercha Luthor du regard, mais ce dernier avait déjà disparu.

« Mais où est-il...... ?

-Le gouvernement américain profite de son avancée technologique pour étendre son influence sur le monde, aujourd'hui, c'est pour nous qu'elle le fera. Nous, les Combattants pour la Liberté et l'Ordre Nouveau (Lois songea qu'elle n'avait jamais entendu parler de gus qui se faisaient appeler ainsi. Pas dans cet ordre, en tout cas), souhaitons faire un exemple très concret de mauvais usage de cette technologie. »

Son arme se dirigea vers le groupe de journalistes.

« Aussi, si vous voulez bien avoir l'obligeance de rester immobiles tandis que nous vidons notre chargeur de balles anti-blindages sur vous, je vous en serais reconnai.... »

Il n'eût pas le temps de terminer sa phrase qu'il fut percuté par ce que Lois pensa d'abord être un missile. Un missile rouge et bleu. Ou alors....

« Superman ! »

L'Homme d'Acier retomba au sol, tandis que la machine de guerre réussit tant bien que mal à reprendre son équilibre.

« ….je ne savais pas qu'il y' avait un cirque dans le coin. Écoute, Hercules, tu es en train de gâcher un planning calibré au point près. »

Superman fixa le robot, un petit sourire au visage, sans le moindre signe de peur sur son visage. Lois réalisa alors qu'elle avait devant les yeux celui qu'elle avait chercher tout ce temps, le fameux scoop. Juste là. Aussi mit-elle un peu de temps à réaliser que le terroriste venait à nouveau d'ouvrir le feu sur les journalistes, mais en visant spécifiquement ceux du fond. Là encore, en lieu et place du justicier en collants, elle vit une fusée bicolore se mettre sur la trajectoire des balles, utilisant sa cape pour les arrêter en plein vol. Avec sa cape. Comment est-ce que sa cape pouvait....

Lois se sentit bizarre, tout d'un coup. Elle ne savait pas trop ce que c'était. Ça ressemblait un peu à la fois où Ricky l'avait embrassé alors qu'il la ramenait du cinéma. Ou alors à ses chutes de tension, elle était pas sure.

« Saluuuuuut, nounou ! »

Elle eût à peine le temps de comprendre ce qui se passait qu'elle fut saisie par une main mécanique « en tout point similaire à celle de l'Homme », et suspendue au dessus du vide.

« Hé, Speedy Gonzalès ! Attrape ! »

Et le terroriste lâcha sa proie, tout en prenant la fuite par la voie des airs. Hurlant à plein poumons, Lois eût la satisfaction de voir Superman plonger pour la rattraper, ne mettant que quelques secondes à l'atteindre.

« Vite, fit-elle, envolez-vous, posez-moi en sûreté, et rattrapez moi-ça.

-....Pardon ?

-Vous pouvez voler.....hein ?

-....Non, répondit Superman comme si c'était la question la plus idiote qu'il avait jamais entendu. »

Lois hurla de plus belle.


vendredi 7 décembre 2012

Le casual gaming : fléau des temps modernes ?


Aujourd'hui, c'est à l'occasion de la mort officielle de la Wii depuis le 30 novembre (et accessoirement, de la sortie de son héritière, la Wii U....se sont pas faits chier pour le nom quand même) que nous allons évoquer un phénomène qui aura marqué, si ce n'est les habitudes de joueur, le vocabulaire des nerds attardés que nous sommes tous dans le fond : le casual gaming.

RIP, petite console. Ta descendante s'attirera-t-elle aussi bien les haines des gamers de tout poil?

 
S'il en est sans doute qui me remettront à ma place en m'expliquant avec moult mots savants que ce phénomène est en réalité bien plus ancien qu'il n'y paraît, il n'empêche que pour beaucoup de joueurs, le casual gaming est apparu dans leurs vies avec l'arrivée sur le marché de la Wii, et notamment de son jeu phare, Wii Sports. Se targuant de mettre le jeu vidéo au sein de la cellule familiale au lieu de se contenter de cibler les quelques irréductibles amateurs de meurtres et de leveling qui font le bonheur des émissions généralistes, Wii Sports proposait une série de jeux simples aux graphismes simples, mais efficaces (la ménagère de 50 ans n'allant pas faire chier le monde parce qu’il y' a de l'aliasing ou autre truc du même effet) tournant autour d'une jouabilité délaissant les manipulations de boutons « trop complexes » . Commercialement parlant, l'initiative est brillante : le produit est peu coûteux à produire, et le public visé potentiellement beaucoup plus large, assurant un profit potentiel énorme. C'est sans doute ce qui explique comment Wii Sports est rapidement devenu le jeu le plus vendu de tous les temps, devant Super Mario Bros sur Nes . Des mauvaises langues prétendront que le fait que le jeu ait été vendu avec la console en Europe et aux States n'y est pas pour rien. Mais ce serait négliger le nombre de....ben, de casuals justement qui ont acheter la console uniquement pour ce jeu (je me rappelle encore de ces collègues de mon père venus déjeuner un samedi après-midi à qui j'avais expliqué- devant leurs yeux incrédules- que oui, il y' avait d'autres jeux que Wii Sports sur Wii). Alors est-ce la console qui a aidé à vendre le jeu ou le jeu qui a aidé à vendre la console ? Mystère.
 
 
Non, et puis soyons sérieux. Si vous croyez que ça.....
 
 

 Quoi qu'il en soit, les éditeurs ont rapidement flairés le filon et ont multipliés, sur cette console ou sur les autres, les jeux simplistes et mal foutus (ce que Wii Sports, malgré son contenu rachitique rendant l'achat sans console à plus de 10 euros rédhibitoires, n'était pas), au grand dam des « gamers », qui n'ont pas hésité à rejeter la faute sur cette console et sa télécommande sans bouton. Depuis lors, « casual » est un peu devenu l'insulte ultime dans le milieu vidéoludique, voulant souvent dire un peu tout et son contraire. Le nouveau Starcraft est plus facile à terminer que son prédécesseur quand vous aviez 8 ans ? C'est casual. Le dernier Zelda ose vous donner des informations sur l'endroit où vous rendre pour progresser dans le jeu ? C'est casual. Sonic Colors ne comporte plus de scénario « pseudo Final Fantasyesque » et préfère se concentrer sur un gameplay fun mêlant action et vitesse ? C'est casual. Inutile d'expliquer à ces personnes que leurs compétences de joueur ont probablement évolués dans le bon sens depuis qu'ils ont dépassés l'âge de raison, que les Zelda ont toujours donnés des informations sur l'endroit où se rendre depuis l'épisode Super Nes, ou que le scénario de Sonic Adventures 2 est un ramassis de clichés de films américains sans aucun rapport avec l'univers précédemment établi et frisant la parodie. Ici, « casual » est juste un adjectif lancé un peu au hasard et permettant de ne pas s'embêter à fournir une argumentation détaillée.
Alors, tout cela est bien joli, mais le casual, est-ce si mal que ça ? Après tout, quel est le mal à ce que la ménagère de 50 ans puisse jouer à des jeux sans prise de tête et faciles à prendre en main ? Si votre neveu peut jouer à Mario Kart contre vous tout en y prenant du plaisir, où est le problème dans le fait d'accepter qu'une carapace bleue prise en pleine poire dans la dernière ligne droite d'un rire franc et sincère (après lui avoir fracassé la tronche contre la table, cela va de soi) ? Le problème ne viendrait-il pas plutôt des gamers qui, en bon élitistes qu'ils sont, voient d'un mauvais œil que papy et mamie s'intéressent soudainement à leur passe-temps favori ?

...c'est fondamentalement plus casual que ça.
 
 
Il existe après tout des films populaires destinés à toute la famille et qui cohabitent tout à fait cordialement avec des expériences cinématographiques plus exigeantes. Et si l'on peut pester que le dernier Wong Kar Wai ne rencontre pas le succès commercial d'un Intouchable ou d'un Bienvenue chez les Ch'tits, il est difficile de s'en étonner et de le reproche aux seconds. De même, s'il est tout à fait permis de regretter que l'amateur de Wii Sports ne s'intéresse pas plus aux joies d'un Okami, force est d'admettre que le second nécessite un investissement personnel que tous ne sont pas près à accomplir.
 
 Après tout, on ne parle pas de "casual filming"

Au final, je conclurais en ajoutant que c'est bien la possibilité de touché un public divers et varié aux intéressant multiples qui a fait du cinéma, de la littérature, et de la pornographie sur internet (…..heu.......) des formes d'arts plébiscitées aussi bien par le public que la critique. Au risque de paraître démagogue, j'affirme qu'il existe de la place dans le petit monde des jeux vidéos aussi bien pour les Wii Sports que pour les Shadow Of The Collossus et même, soyons fou pour les entre deux de type Call of Duty (oui, parce que bon dans le genre semi-casual, hein....entre la vie qui se régénère toute seule et la campagne ultra scriptée.....bref). Parce qu'il faut de tout pour faire un art, même des machins simplistes qui te mâchent le travail.


lundi 3 décembre 2012

Man of Action chapitre 3

Voici le 3è chapitre de Superman: Man of Action, où Superman tel qu'inventé par Siegel et Shuster en 1938, soit peu de temps après la Crise Economique de 1929. Un chapitre qui met à l'honneur Clark Kent, son alter égo. En espérant que cela vous plaise. Précisons malgré tout que tout cela se passe à l'époque actuelle, et pas en 1938. Pourquoi? Et bien parceque les comics se passent toujours "dans le présent", quelle que soit l'époque à laquelle le présent correspond lors de la publication.




Dans la Bd originelle, Clark ressemblait à ça.
 
 
 

 
Mais dans la mesure où le style costard et chapeau, en 2012, c'est plus trop à la mode, ici il ressemble plutôt à ça.


Chapitre 3 :...et l'American Way





Le son du réveil tira Clark de son sommeil. Lentement, avec la nonchalance caractéristique de ceux qui ont la flemme de sortir du lit, il saisit le réveil à côté de lui. 7 heures. Cela faisait une heure qu'il dormait. Son père, le plus souvent après avoir été réveillé par son fils à des heures improbables même pour un fermier, avait l'habitude de lui répéter un être humain avait besoin de 8 heures de sommeil par jour. Clark, quand à lui, s'était vite rendu compte qu'il ne lui en fallait que deux. Il eût malgré tout besoin de toute sa force de volonté pour se tirer du lit. Encore un peu endormi, il décida d'allumer la radio, voir comment le monde se portait aujourd'hui.

« …. surprenante vient de tomber, fit la voix suave de la présentatrice  : Edgar Glen, le célèbre magnat de l'immobilier, vient d'annoncer son intention de relancer le projet de logements à bas prix lancé par la ville, ainsi que sa volonté de reloger ceux qui logent illégalement dans ces immeubles. Quand interrogé sur le sujet, il a déclaré : « Écoutez, vu les circonstances, qui puis-je faire d'autre ? »

Clark s'accorda un petit sourire triomphant, tout en ouvrant le frigo à la recherche du jus d'orange. Il se servit un verre, et entreprit de se faire quelques pancakes. Tout en cuisinant , il reporta à nouveau son attention sur la station de radio.

« A présent, la polémique du jour : Superman, super menace ou champion des opprimés ? Celui que les médias ont tôt fait de surnommer « l'Homme d'Acier » est-il un défenseur du l'homme moyen, ou bien alors un adepte de l'auto défense imposant ses vues par la seule force de ses poings ? Pour en discuter, j'ai avec moi le PDG de Lexcorp, monsieur Lex Luthor.

-Ravi d'être ici, Cat. »

Toi mon gars , je t'ai à l'oeil, songea Clark tout en retournant son pancake.

«  Ainsi que la reporter vedette du Daily Planet, et la première à avoir couvert le sujet Superman, Mlle Lois Lane.

- Mlle Grant. »

Servant son petit déjeuner dans une assiette, et commençant à la déguster, le journaliste du Daily Star prit une seconde pour se demander à quel point son apparition avait déclenché une véritable obsession chez....certaines personnes.

« Lois, vous qui avez suivi cette affaire depuis le début, que pensez-vous des actions de cet Homme d'Acier, depuis son apparition il y' a quelques mois ?

-Je pense qu'il essaie d'aider les gens. La première fois que j'ai entendu parler de lui, il avait arrêté un train dont les freins avaient lâchés. Hier encore, il y' a eu ces clandestins. Je crois qu'il cherche simplement à se rendre utile, ni plus ni moins.

-Monsieur Luthor, reprit la présentatrice, qu'en pensez-vous ?

-Et bien tout d'abord, je tiens à dire que j'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour Mlle Lane, et que je lis tous ses articles. Malgré cela, je suis en désaccord avec elle sur ce sujet.

-Vous pensez que Superman est une menace ?

-Je pense que c'est un individu qui n'a que faire des lois et des conventions sociales, et qui cherche uniquement à imposer sa vision des choses par la force brute. Il y' a environ deux semaines de cela, par exemple, il s'est introduit chez un de nos concitoyens, l'a attrapé par le col, et l'a lancé contre un mur. Le pauvre homme a perdu connaissance et a dû être admis aux urgences.

-Vous oubliez de préciser que ce « pauvre homme » battait sa femme et que Superman l'a pris sur le fait, fit la voix de Lois Lane, d'un ton sarcastique dissimulant mal son indignation. »

Clark se souvenait de l'incident. Il était en patrouille, quand il avait entendu la femme en question pleurer. Il avait cru avoir affaire à une victime d' agression, et quand il a compris ce qui était en train de se passer, il.....s'est emporté. Le bonhomme méritait sa raclée, mais il s'était senti un peu mal de l'avoir envoyé à l’hôpital. Il aurait du se contenter des claques.

« Et cela lui donne le droit de se comporter comme un cow boy d'après vous, reprit la voix de Luthor. Je suis désolé de vous l'apprendre , Mlle Lane, mais le Far West c'est fini. Le monde civilisé ne peut plus tolérer les comportements « héroïques » des Jesse James, Buffalo Bill, et autres Jonah Hex. C'est pour cela que Superman, malgré ses supposées « bonnes intentions », représente bien une menace envers le bon fonctionnement de la société.

-Ce sera tout pour aujourd'hui, l'interrompit Cat Grant. En tout cas, on peut dire que le débat divise. Rejoignez-nous après une petite pause, afin d'en savoir plus sur les mystères des homme de.... »

Se désintéressant de l'émission, Clark jeta un œil sur sa montre. Réalisant à quel point il était tard, il se rendit compte qu'il allait être en retard au bureau.





« Entrez, Kent. »

Le nez rivé sur le papier traînant sur sa table, Georges Taylor ne fit pas attention à l'entrée du jeune journaliste. C'était une chose qu'il avait remarqué, quand lui même n'était que simple reporter travaillant pour Perry White et le Daily Planet. Le meilleur moyen d'intimider un jeune pigiste était de donner l'impression que sa présence ne valait même pas la peine de lever la tête.

« Heu....vous vouliez me voir, monsieur Taylor ? »

Le rédacteur en chef daigna enfin lever le regard, jetant un œil sur sa récente recrue, Clark Kent. Le pauvre garçon donnait l'impression de s'être habillé avec un pétard, avec sa veste trop ample pour lui, et ses lunettes rondes qui lui donnaient des faux airs de Harry Potter (oui, Georges Taylor avait vu le film, comme tout le monde). Difficile de croire qu'un gugus pareil pouvait s'intéresser à quoi que ce soit d'autre qu'à Star Trek, et pourtant, le petit s'était vite avéré avoir un flair pour trouver les scoops.

« En effet, Kent, finit-il par répondre. Asseyez-vous. »

Le jeune homme s’exécuta, et Taylor nota une fois de plus que, malgré son apparence, il se dégageait de lui une confiance en soi qui attirait l'attention.

« J'ai lu votre article sur l'incident d'hier, avec les clandestins. C'est du bon travail.

-Heu....merci, monsieur.

-J'ai demandé à Corben de le retoucher.

-Quoi ? »

Le ton de la voix de Kent surprit Taylor. Ce dernier ne s'attendait pas à cette hausse de ton soudaine. Si soudaine que le jeune reporter semblait en être le premier surpris, tandis qu'il se mit soudainement à fixer ses pieds comme un lycéen puni.

« Pardon, marmona-t-il.

-Gardez votre sang froid , Kent. Je lui ait juste demander de changer le titre, et d'insister un peu plus sur Superman.

-Mais, monsieur, ce n'est pas Superman le sujet, ce sont ces gens qui ont failli mourir.

-Peut être, mais c'est Superman qui va nous permettre de vendre ce canard aujourd'hui. »

Clark Kent ne répondit rien, mais le rédacteur en chef pouvait bien voir qu'il était loin d'approuver ce choix éditorial.

« Écoute, c'est très bien d'avoir des convictions. Moi aussi j'en ai. Mais si tu veux que les gens entendent ce que tu as à dire, il te faut une accroche, et cette accroche c'est Superman. C'est à peine si tu le mentionne dans ton papier. A croire que ça te gêne de parler de lui. C'est ton père ou quoi ? »

Là encore, le reporter ne répondit rien. Taylor poussa un soupir.

« Bon. Lex Luthor fait la présentation d'une nouvelle arme à 14h, un espèce de robot géant dont il veut vendre le prototype au Pentagone. Un robot géant, franchement.....Enfin bref, vous allez vous en charger, Kent. »

Clark Kent acquiesça d'un hochement de tête, avant de se lever de son siège.

« Ho, Kent. Essayez de limiter l'aspect conflit social, ce coup ci. Et aussi de vous dégoter un costume convenable, qu'on ne passe pas pour des journalistes du dimanche. »